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CHATEAUNEUF-DU-PAPE AOC

Châteauneuf-du-pape AOC.

 

Une Histoire de Lègende :

Ce sont les Papes qui, lors de leur installation à Avignon au XIVe siècle, ont révélé le terroir de Châteauneuf-du-Pape.

Sous le règne de Jean XXII, le village devient résidence d’été de la papauté.

Quant au précieux nectar élaboré en ces lieux, il accède au rang de « Vin du Pape ».

Une consécration qui lui ouvre la porte des grandes cours européennes.

À l’époque gallo-romaine, la vigne recouvrait déjà très certainement le territoire de Châteauneuf-du-Pape.

Les premières traces écrites de son existence datent toutefois de 1157. Fidèle à la tradition locale, plantant et dirigeant lui-même l’exploitation, Geoffroy, l’évêque d’Avignon, possède un vignoble situé dans son fief de Châteauneuf-du-Pape.

Mais ce sont les papes, qui à partir du XIVe siècle, furent les véritables promoteurs de l’activité viticole du lieu.

En 1314, Clément V, premier pape d’Avignon, découvre la richesse du terroir de Châteauneuf-du-Pape.

Son successeur, Jean XXII lui offre ses lettres de noblesse : c’est sous son règne que le vignoble prend réellement son essor et étend sa notoriété au-delà des frontières. 

Il fait construire sur les hauteurs du village une puissante forteresse qui, au fil  des ans, devient la résidence d’été des papes qui vont se succéder dans la cité avignonnaise.

Surtout, il accorde au précieux nectar, le statut prisé de « Vin du Pape », lequel gagne alors la table réputée du Palais des Papes en Avignon.

Les commandes renouvelées chaque année atteignent jusqu’à plus de trois mille litres par an.

Lors des festivités qui y sont données, il est servi aux ambassadeurs et autres représentants des cours étrangères qui tombent sous le charme et, une fois revenus dans leur contrée, en font la promotion.

Très vite, il est expédié par tonneaux en Italie, en Allemagne et en Grande-Bretagne.

Grâce à sa réputation, il traverse quelques décennies plus tard les flots bleus de l’Atlantique et fait ses premiers pas aux Etats-Unis.  

 

Une bouteille exclusive et emblèmatique :


La bouteille armoriée est l’écrin des vins de Châteauneuf-du-Pape. Créée en 1937, elle participe à leur promotion et à leur notoriété. Elle est aussi une marque collective. 

Les vins de Châteauneuf-du-Pape méritent un habit à leur mesure !

En 1937, le syndicat des propriétaires viticulteurs de l’appellation, alors présidé par le Baron Pierre Le Roy de Boiseaumarié, fait créer un flacon original : la bouteille armoriée.

L’écusson qu’elle porte symbolise une tiare papale placée au-dessus des clés de Saint-Pierre.

L’inscription « Châteauneuf-du-Pape contrôlé » écrite en lettres gothiques entoure cet emblème.

Depuis, le flacon a fait le tour du monde.

Connu et reconnu, il fait partie des moyens de promotion des vins de l’appellation. Il est aussi un gage de leur authenticité.

D’un point de vue juridique, la bouteille armoriée a valeur de marque collective. À cet égard, elle bénéficie des droits de protection dont jouissent les marques.

 

Un terroir d'exception :

Trônant sur une colline de 120 mètres de haut, Châteauneuf-du-Pape s’érige fièrement au cœur de la plaine du Comtat Venaissin. Situé à mi-chemin de deux cités prestigieuses, Avignon et Orange, il est localisé dans le département de Vaucluse. À quelques encablures de là, la rive gauche du Rhône rappelle que l’histoire de ce vignoble est intimement liée à celle du fleuve.

Il y a des milliers d’années, les mers intérieures des ères secondaires et tertiaires déposèrent des couches successives de sédiments, qui forment aujourd’hui le sous-sol du vignoble. 

Puis, sous l’effet des glaciations quaternaires, le Rhône va entrer dans une course folle.

Détruisant tout sur son passage, il parvient à arracher des blocs de pierre du flanc des Alpes. Poli par l’eau, ce diluvium Alpin fut déposé aux endroits où le courant ralentissait, notamment à Chateauneuf-du-Pape.
Les galets roulés, véritables marques de fabrique du terroir de l’appellation, ont la particularité de restituer aux grappes de raisin la chaleur emmagasinée au cours de la journée.

Ils participent ainsi à un parfait mûrissement. Ils empêchent également le développement de certaines maladies, l’eau s’évaporant à leur contact.

Le sous-sol est le plus souvent constitué d’argile rouge. Pour s’alimenter en eau, la vigne peut s’y enraciner jusqu’à trois mètres de profondeur. C’est en cela que les « vieilles vignes » permettent d’obtenir des raisins de plus grande qualité.

Deux autres terroirs composent le vignoble de Châteauneuf-du-Pape.

A l’ouest, des sols de roches calcaires dures avec des sous-sols d’argile, ou formés de grès molassiques. A l’est, des sols de coteaux sableux, formés par le retrait du Rhône qui s’étagent entre zones boisées et plateaux caillouteux.

Pour élaborer leur vin, les vignerons jouent sur cette diversité en combinant les différents terroirs ou au contraire en n’en choisissant qu’un seul à l’occasion d’une cuvée particulière.

 

Carte géologique du vignoble de Châteauneuf-du-Pape.

 

 

Un climat méditerranéen :

Chaud, sec, aride, le climat de Châteauneuf est d'influence méditerranéenne. le vignoble se trouve dans le secteur le plus sec de la vallée du Rhône.

Le climat de Châteauneuf-du-Pape se distingue par sa très grande luminosité et, bien souvent en été, par une sécheresse marquée avec des températures frôlant aisément les 34 à 38°C.

Les précipitations peu nombreuses, sont de surcroît irrégulières.

Une de ses caractéristiques essentielles est la très grande fréquence du Mistral.

C’est un élément très apprécié des vignerons, En effet ce vent du Nord réduit la pluviométrie et limite ainsi les maladies de la vigne.

À la veille des vendanges, il augmente la concentration en sucre des raisins et les sèche après la pluie, empêchant les maladies cryptogamiques de se développer.

Enfin, au printemps son souffle protège la vigne du gel en créant des flux d’air. 

 

Le vin aux 13 cépages :

À Châteauneuf-du-Pape, la tradition veut que les vins naissent de treize cépages, chacun apportant sa caractéristique à l’ensemble : couleur, charpente, parfum, fraîcheur ou longévité.

En effet, pas moins de treize cépages peuvent entrer dans la composition des vins rouges (94% de la production), mais également des vins blancs (6% de la production) : grenache(Noir, Gris, Blanc), syrah, mourvèdre, cinsault, clairette (blanche, rose),  vaccarèse, bourboulenc, roussanne, counoise, muscardin, picpoul (blanc, gris, noir), picardan, et terret noir.

Les vignerons puisent librement dans cette collection pour élaborer leurs vins, chaque exemplaire conférant sa particularité à l’ensemble. À l’origine, les vignes étaient complantées en « foule » : tous les cépages se trouvaient mélangés sur une même parcelle.

Ce patrimoine ampélographique provient d’un travail de sélection élaboré depuis des générations par les vignerons de l’appellation.

Ainsi, au début du XIXe siècle, Joseph Ducos, le propriétaire du Château La Nerthe, a observé sur sa propriété le comportement d’une dizaine de cépages et a pu établir précisément l’assemblage type d’un Châteauneuf-du-Pape.

De nos jours, le grenache a l’ascendant dans la plupart des vins élaborés. Originaire de la péninsule ibérique, il a trouvé une terre d’élection à Châteauneuf-du-Pape.

Il fait corps avec les sols pauvres et secs de l’appellation. Rustique, il résiste à la chaleur et aux assauts répétés du vent. Colonne vertébrale des vins rouges, il leur apporte la structure, la puissance et l’aptitude à défier le temps.

Pour atteindre l’équilibre, les vignerons l’assemblent généralement au mourvèdre, à la syrah et au cinsault.

 

 

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